Mohamed Ansa Diawara est Directeur du service national de la documentation et des bibliothèques scolaires(SNDBS) du ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation. Il est également le président du comité de suivi du projet ressources éducatives en Guinée au compte de l’Institut français. L'UNESCO s'est entretenu avec lui à l'occasion de l'atelier national de dialogue stratégique sur les ressources éducatives libres (REL) et plaidoyer pour le développement des REL en Guinée, tenu du 20 au 24 janvier 2025 à Kindia. Il revient sur les activités du projet Ressources éducatives auxquelles la Guinée prend part, dont le dialogue sur les REL.
Dans quelles activités du projet avez-vous été directement impliqué?
J’ai participé à de nombreuses activités. La première remonte à 2020, à Dakar, lors des Rencontres africaines sur les ressources éducatives. J’ai également été invité au Salon international du livre d’Abidjan (SILA) en Côte d’Ivoire. J’avais aussi été convié à l’évaluation des manuels scolaires, mais je n’ai finalement pas pu y assister.
Quelles initiatives du projet ont été mises en place en Guinée?
En Guinée, nous avons bénéficié d’une base de données documentaires (BDD). En plus de l’outil lui-même, des formations ont été dispensées pour assurer sa maintenance et son utilisation. Deux sessions ont eu lieu, la seconde permettant de renforcer les compétences acquises lors de la première. Une fois la BDD créée et les formations effectuées, l’enjeu reste maintenant de l’alimenter avec des ressources.
Dans le cadre du projet Ressources éducatives, la Guinée a également reçu 2 500 planches murales de l’alphabet, destinées aux élèves du préscolaire (petite, moyenne et grande section). Ces supports ont été répartis dans les écoles maternelles du pays pour aider les enfants à apprendre rapidement : d’abord à mémoriser l’alphabet français, mais aussi à se familiariser avec ses différentes formes d’écriture, notamment l’italique, les majuscules et l’écriture cursive. L’objectif est qu’ils puissent non seulement retenir l’alphabet, mais aussi l’écrire sous toutes ses formes.
Par ailleurs, l’UNESCO a également fourni 1 500 kits pédagogiques pour les enfants du préscolaire et de l’élémentaire. Ces kits contiennent des phonèmes et des graphèmes afin d’aider les élèves à mieux écrire et prononcer les syllabes. En complément, 100 guides d’utilisation ont été mis à disposition des enseignants.
Que pouvez-vous nous dire au sujet du dialogue sur les REL en Guinée?
Du 20 au 24 janvier 2025 se tient un atelier de dialogue stratégique sur les ressources éducatives libres (REL) et le plaidoyer pour leur développement en Guinée. Cet événement met en avant l’importance des REL, qui existent sous divers formats et supports. Leur utilisation permettra d’améliorer les pratiques d’enseignement et d’apprentissage à plusieurs niveaux.
Un aspect essentiel de ce projet est que nous allons produire nous-mêmes ces ressources. En les créant localement, elles seront mieux adaptées aux besoins et plus faciles à utiliser et à manipuler.
Qui sont présents à cet atelier?
À cet atelier de dialogue stratégique, toutes les entités et structures sont représentées. Nous comptons notamment la présence des partenaires techniques et financiers, dont l’UNESCO et l’AFD, qui ont fait le choix de la Guinée pour cette initiative.
L’engagement est total du côté des autorités éducatives. En Guinée, l’éducation est structurée autour de trois ministères ici présents : le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, auquel j’appartiens, le ministère de l’Enseignement technique et professionnel, ainsi que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.
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